et si vous changiez les couleurs ...?
Prochainement : Rétrospective - Ninón Sevilla
Mexique | 1949| divers
Réalisation : Divers
Avec : Divers
Film en français
RÉTROSPECTIVE NINÓN SEVILLA, LA VÉNUS D’OR DU CINÉMA MEXICAIN
RÉTROSPECTIVE EN 3 FILMS

L’AVENTURIÈRE

(AVENTURERA)

Un film de Alberto Gout

Mexique, 1949, 1h42, Visa : 12570

Avec Ninón Sevilla, Tito Junco, Andrea Palma, Rubén Rojo

Synopsis : Durant les dix-huit premières années de sa vie, Elena vit heureuse avec ses parents à Chihuahua où elle étudie la danse. Jusqu’au jour où, rentrant de l’école, elle découvre que sa mère s’est enfuie avec un ami de la famille et que son père s’est suicidé. Elle se rend alors à Ciudad Juarez, à la frontière avec les États-Unis, pour y trouver du travail…

Œuvre du metteur en scène Alberto Gout, avec lequel Ninón Sevilla avait déjà travaillé à la fin des années 1940 dans un film produit par les frères Calderón, Aventurera apparaît comme une oeuvre exceptionnelle dans le panorama des films de cabaret, dont il active les codes en les poussant à un tel paroxysme que le film est emblématique de cette rhétorique de l’excès – que Peter Brooke associe à l’esthétique mélodramatique.


VICTIMES DU PÉCHÉ

(VÍCTIMAS DEL PECADO)

Un film de Emilio Fernández

Mexique, 1951, 1h25, Visa : 11667

Avec Ninón Sevilla, Tito Junco, Rodolfo Acosta, Rita Montaner

Synopsis : A? Mexico, Violeta, une danseuse cubaine du cabaret Changoo sauve le bébé que sa collègue Rosa a abandonné sous la pression de son souteneur et amant Rodolfo. Elle décide de l’élever mais elle est pour cela congédiée et doit se prostituer afin d’élever l’enfant. Elle rencontre alors Santiago, tenancier d’une autre boîte de nuit, auprès duquel elle se réfugie. Mais Rodolfo sort de prison…

Ce film a été mis en images par un duo mythique du cinéma mexicain : Emilio Fernández à la réalisation et Gabriel Figueroa à la direction de la photographie. L’expressivité du noir et blanc, l’usage des contrastes lumineux et la mise en scène de tragédies humaines constituent leur signature, bien perceptible dans cette œuvre qui emprunte aux codes du film noir hollywoodien en même temps qu’elle les acclimate à l’atmosphère particulière du mélodrame de cabaret.


PRENDS-MOI DANS TES BRAS

(LLÉVAME EN TUS BRAZOS)

Un film de Julio Bracho

Mexique, 1954, 1h32, Visa : 14714

Avec Ninón Sevilla, Armando Silvestre, Carlos Lopez Moctezuma, Andrea Palma

Synopsis : Pour rembourser les dettes de son père, Rita quitte le village de pêcheurs du Yucatan où elle vivait avec lui et sa sœur. Elle se fait alors exploiter par plusieurs hommes puis rencontre un politicien marié qui l’emmène avec lui à Mexico où elle devient star de cinéma…

Ce film bénéficie du talent d’un grand metteur en scène – Julio Bracho – et du directeur de la photographie qui a fait la renommée des films d’Emilio Fernández, Gabriel Figueroa. Leur sensibilité artistique est perceptible dans la qualité plastique de l’image, et dans le soin globalement apporté à la mise en scène, qui a fréquemment recours à des gros plans expressifs pour souligner la portée dramatique des séquences, servies par le jeu appuyé d’une Ninón Sevilla toujours prompte à surjouer l’enthousiasme naïf ou les tréfonds de l’abattement.